Jeanne d’Arc, sa capture à Compiègne

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Bonjour, le début du XVème siècle fut marqué par un conflit entre deux branches de la dynastie royale des Valois. Les Bourguignons et les Armagnacs. Cette guerre affaiblissait le royaume déjà en proie aux assauts belliqueux anglais, nous étions en pleine guerre de cent ans. Au cours de cette période sombre de notre histoire, vers 1412 naquit à Domrémy, dans l’est du royaume, une jeune enfant nommée Jeanne Darc. Elle allait, par sa bravoure et aidée par ses célestes compagnons, marquer l’histoire de France. Celle qui deviendra une héroïne française et une sainte catholique a pu du haut de ses dix-huit années, en tant que chef de guerre, sauver le royaume de France du joug anglais et rétablir le roi légitime sur le trône de France, Charles VII, comme le lui avait demandé ses voix venues du Ciel. Dans cette épopée riche, arrêtons-nous sur un des moments décisifs de sa vie, son arrestation par les Bourguignons à Compiègne le 23 mai 1430. Bon épisode.

Après avoir délivré Orléans le 8 mai 1429 et emmené Charles à Reims pour être couronné deux mois plus tard le 17 juillet de la même année, ragaillardi par son succès et revigorée par la faveur des foules, elle prit la route du bassin parisien, accompagnée de Charles VII, et entra avec l’armée royale dans Soissons, Château-Thierry ou encore Provins. Quelques temps plus tard, Jean d’Alençon le chef de l’armée royale, se rendit à Saint-Denis accompagné de Jeanne mais les habitants leur ont réservé un accueil des plus frileux. La présence Armagnac ne plaisait visiblement pas. Pendant que Jeanne et les siens combattaient rudement, Yolande d’Aragon, la puissante duchesse d’Anjou et l’entourage du roi négociaient une trêve avec le cousin ennemi bourguignon Philippe le Bon. Elle sera conclue le 28 août 1429.

Alors qu’une partie de l’entourage du roi préféra la voie diplomatique, Jeanne et le duc d’Alençon continuèrent leur mission de libération du royaume en se rendant à Paris le 8 septembre 1429. Ce fut au cours de cette bataille qu’elle sera blessée à la cuisse par une flèche. De son côté, Charles VII était de plus en plus tenté par le choix du repli c’est la raison pour laquelle il ramena l’armée à Gien et en profita pour congédier Jeanne le 21 septembre 1429. Elle sera progressivement mise à l’écart. Ne voulant pas la déconsidérer totalement, il l’anoblit ainsi que sa famille le 24 décembre 1429, c’est à partir de ce moment que son nom Darc fut modifié en d’Arc. Mais ce serait mal connaître la jeune Jeanne que de croire qu’elle pût être amadouée par des faveurs si futiles et bassement terrestres. L’intervention de Jeanne permit tout de même de démoraliser et d’affaiblir les anglais car le duc de Bedford fut contraint de faire appel au cardinal de Winchester, celui-ci lui enverra une armée à Paris.

Le 15 avril 1430, l’ennemi Bourguignon Philippe le Bon rompit la trêve, se lança sur Compiègne et assiégea la ville. Les habitants tétanisés demandèrent l’aide de Jeanne, ce qu’elle fit sans en avertir le roi et engagea ses troupes sur ses propres deniers. Le 23 mai 1430, en tentant de sortir de la ville, elle fut encerclée et capturée par un archer qui en l’agrippant, la fit tomber de son cheval. Une fois maîtrisée, il la livra à son seigneur Jean de Luxembourg. Elle sera enfermée au château de Beaulieu-en-Vermandois où elle tentera de s’échapper puis au château de Beaurevoir où elle tentera à nouveau de s’échapper. Le cardinal Henri Beaufort, alors à Londres, fera tout pour la faire condamner pour hérésie et ainsi mettre fin à sa popularité croissante au sein du peuple et ruiner la valeur du sacre de Charles VII. Le cardinal Beaufort finit par la racheter pour 10 000 livres tournois à la suite de quoi elle fut confiée à l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon. Emprisonnée à Rouen, le procès va pouvoir commencer. Influencé par son grand chambellan Georges de la Trémoille, hostile à Jeanne, Charles VII ne bougera pas pour celle qui l’avait pourtant rétabli sur le trône. Il ne la rachètera pas.

Le 25 octobre 1430, Jean de Luxembourg, contraint, leva le siège de Compiègne, les troupes de Charles VII avaient repris la main. La mission de Jeanne était accomplie. Elle confiera, après avoir mené Charles à Reims pour le faire couronner roi de France, qu’elle n’entendait plus ses voix. A l’issue du procès, elle fut brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431. Au fil des siècles, son triomphe ne cessera de rayonner dans le coeur des français comme dans celui de l’ennemi Anglais, son prestige, aucune autre gloire humaine ne put l’égaler.

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