La bataille de Patay – 18 juin 1429

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Bonjour, partons au XVème siècle, le 18 juin 1429, nous vivons les derniers moments de la guerre de cent ans. Même si les anglais et les bourguignons tiennent encore le nord du royaume de France, les troupes du futur roi Charles VII allaient connaître une bataille non seulement décisive mais au succès tel qu’elle restera marquée dans les annales des grandes victoires du royaume de France. Je veux bien évidemment parler de la bataille de Patay. En quoi cette bataille fut elle exceptionnelle ? Quelles en furent les conséquences ? C’est ce que nous allons voir tout de suite. Bon épisode. 

En 1429, Charles VII et Jeanne d’Arc accompagnés de leurs troupes allaient entamer une série de batailles dans ce qu’on appellera la campagne de la vallée de la Loire. A la tête de l’armée française, il y avait le duc Jean d’Alençon, le connétable Arthur de Richemont, Dunois le défenseur d’Orléans, Gilles de Rais… L’ennemi anglais contrôlait le royaume de France du Nord jusqu’à la Loire. Une fois Orléans libéré, la principale ville le long de la Loire, le 8 mai 1429, les troupes royales françaises poursuivèrent leur mission de libération du royaume en chassant l’ennemi positionné dans des villes stratégiques le long de la Loire. Les hostilités débutèrent à Jargeau le 12 juin 1429, Jeanne et les siens se lancèrent à l’assaut de l’anglais, ragaillardie, elle grimpa sur les remparts et même blessée à la tête par le jet d’une pierre, elle poursuivit le combat. Face à tant de hargne, les anglais se défilèrent. Ne voulant pas rester sur ce succès, Charles VII et ses hommes continuèrent en les poursuivant jusqu’à Meung-sur-Loire puis plus tard à Beaugency. Leurs cavalcades héroïques allaient les conduire vers Patay. Dès que Orléans fut tombé, les officiers anglais appelèrent une deuxième armée à la rescousse, l’heure était grave pour l’ennemi, il enchaînait les défaites. Le 18 juin 1429, le sort du royaume de France allait basculer, nous étions à Patay, près d’Orléans. Lors de ce samedi étouffant de chaleur, vers 14h, la tactique anglaise allait voler en éclat avec l’aide de la Providence. Cachés dans les fourrées, 600 archers anglais munis de leurs arcs redoutables, les longbows, attendaient patiemment les français. Leur stratégie était de surprendre et de décimer l’avant-garde française. Soudain, la dite avant-garde française vit au loin un cerf surgissant du bois en se dirigeant vers Patay. Surpris et quelque peu apeurés, quelques anglais sur le chemin de l’animal se mirent à crier. Les français devinèrent alors la présence d’anglais là bas dans les fourrés. Mis à nu, les anglais changèrent de position de façon hasardeuse et dans leur élan désorganisé se firent massacrer en quelques minutes par les 1500 hommes de la cavalerie française .

A l’issue de la bataille, les forces anglaises étaient décimées, réduites à néant parmi elles, les célèbres archers si redoutés pour leur efficacité, avaient été mises en pièce. Ces archers célèbres, entretenus et formés par le roi d’Angleterre, nous avaient faits tellement de mal à Azincourt. Leur reformation allaient être très difficile à reconstituer. De plus, de nombreux officiers avaient péri durant cette bataille, l’élite anglaise, dont Talbot avait été fait prisonnier, avait subi un revers fatal.  Pour les anglais, l’effet psychologique était terrible ! Toutes les villes qui longeaient la Loire dans le giron d’Orléans étaient débarrassées des anglais.

En présence de Jeanne d’Arc, le duc d’Alençon dira à Talbot alors prisonnier :

Vous ne croyiez pas ce matin qu’il vous adviendrait ainsi

Ce à quoi répondra Talbot

C’est la fortune de la guerre

La bataille de Patay fut une victoire incroyable pour une bataille rangée aussi incroyable que la défaite française à Azincourt en 1415 fut catastrophique. La victoire fut possible aussi grâce à l’aide des écossais de la Vieille Alliance menée par Patrick Ogilvy.

La bataille de Patay entraîna la mort de 3000 anglais et en fit 400 prisonniers quant au camp français, il ne déplora qu’une poignée de victime. A la suite de Patay, le Val de Loire était reconquis et l’armée française pu escorter Charles VII vers Reims sans entrave et sans avoir à combattre. Les contestations quant à la succession au trône de France était terminées, par son sacre, Charles VII devint roi de France. 

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